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le chant grégorien

  

 LE CHANT GREGORIEN :

 La religion chrétienne a été officialisé  par l’Empereur Constantin en 313, l’émergence de nombreuses communautés chrétiennes vit le jour à partir du 5 eme siècle et  développèrent chacune leur propre façon d'accomplir leur rite,en fonction de leur traditions locales et origine.La diversité de ces églises chrétiennes primitives (syrienne, grecques,latine, gallicane, espagnole...)obligèrent les pontifes romains à une réforme et à une codification des chants liturgiques. Nous devons cette réorganisation  définitive au pape Grégoire le grand , pape de 590 à 604, et qui donna son nom au chant grégorien, encore en usage de nos jours.

Né à Rome vers 540, saint Grégoire entre dans les ordres à l'age de 30 ans, durant un séjour de 7 année comme légat du pape dans l'éblouissante Bysance, il étudie l'excéllente organisation liturgique orientale. Il rentre à Rome et devient Pape en 590. dès lors et jusqu'à sa mort en 604, il met à exécution et diffuse les réformes qu'il médite depuis longtemps. Il fixe définitivement les textes rituels, posant ainsi les bases d'une liturgie riche et unifiée. La Messe prend, au point de vue artistique, la première place dans les cérémonies du culte.

Une séléction de chants épurés, destinés à toutes les fêtes de l'année ecclésiastique porte le nom d'Antiphonaire. Grégoire le Grand fonde une école musique, la Schola Cantorum, sorte de maîtrise destinée à former des clercs qui propageront, à travers le monde chrétien, la nouvelle interprétation mélodique adoptée peu à peu à toute l'Europe. Seule, l'église de Milan, fidèle à ses traditions, conserve la liturgie ambrosienne. 

Les traces de polyphonie Grégorienne

On trouve les premières traces de polyphonie grégorienne au IX° siècle. Afin d’augmenter le volume sonore de leurs chants, les moines prirent l’habitude de doubler le Plain-Chant (mélodie grégorienne), à l’octave d’abord, à la quinte ou la quarte ensuite, donnant naissance à l’Organum. Les manuscrits de cette époque sont écrits en notation neumatique (signes graphiques qui indiquent le sens que doit prendre la mélodie). Ce système se bornant à esquisser la ligne générale de la mélodie sans préciser la hauteur des sons, on prit l’habitude de tracer en rouge une ligne repère indiquant la hauteur d’un son de base désigné par une lettre. La multiplication de ces lignes donnera naissance à notre portée musicale.

Les voix musicales, strictement parallèles dans l’Organum Primitif, commencèrent à se croiser et à évoluer en mouvements contraires, donnant ainsi naissance au Déchant. La polyphonie se complexifia: les moines ne se contentèrent plus d’écrire simplement point contre point (note contre note), mais développèrent des vocalises à partir de la mélodie grégorienne.

 

   

 

 

 

 

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